Accueil > Culture et Patrimoine > Le ver à soie

Le ver à soie

Vers à soie

L’origine de la soie se perd dans la nuit des temps et parler de la soie en Cévennes fait remonter le souvenir jusqu'à l'âge d'or de l'économie cévenole.
Au milieu du XIXe s., le Gard produisait plus de la moitié des cocons de France. Hélas, la maladie, la concurrence des fibres artificielles et des soieries asiatiques vont entraîner le déclin de cette activité.

le coin de l'histoire

Les premiers textes font appel au dévidage des cocons vers 1296 à Anduze.
Les Trahendiers étaient des tireurs de soie, des ouvriers qui formaient le premier fil de soie à partir de cocons.
En France, la première soie a été tissée à Anduze.
la chrysalide du vers à soieLe commerce du « fil d’or », ce produit précieux obtenu avec la soie cévenole, s’étend très rapidement et les marchés sont conclus par devant notaire.
Des différentes époques et des personnages célèbrent donneront un essor à la soie grâce à la plantation de millions de mûriers en Cévennes (Olivier de Serres et François Traucat à Nîmes).
L’âge d’or se poursuit après la Révolution, les progrès technologiques vont permettre le développement des filatures et fournir la région lyonnaise transformatrice du fil de soie. Avec le Piémont italien, les Cévennes sont alors l’un des 1ers producteurs mondiaux de cocons. La production atteint son apogée en 1853 aencabannagevec 26 000 tonnes de cocons en Cévennes et dans le Gard, soit la moitié de la production totale des cocons en France. Mais la Pébrine, une maladie provoquée par un champignon microscopique fait son apparition, les vers atteints étaient parsemés de petits points noirs semblables à des grains de poivre (pebre, poivre en cévenol) d’où son nom.
Louis Pasteur s’installe à Alès et met au point une méthode de tri des graines (grainage) sélectif qui permet d’enrayer la Pébrine. Louis Pasteur est alors considéré comme le sauveur de la sériciculture cévenole.
Mais la production continue sa chute et le rendement par once de graine diminue.
Un autre fléau arrive par le canal de Suez, c’est « le péril jaune », Chine et Japon inondent les marchés européens de leurs soies à bas prix, ce qui provoque un rapide effondrement des cours de la production cévenole qui n’est plus compétitive.
cocons vers à soieA partir de 1934, la soie artificielle, le tissu synthétique, connaît une expansion rapide aux dépens de toutes les productions de soie, cévenoles incluses.
Le déclin est total, malgré des efforts de regroupement de filateurs.
La dernière filature, moderne et performante de « Maison Rouge » à Saint-Jean du Gard fermera ses portes en 1964.
A plusieurs reprises, quelques « visionnaires » vont essayer, mais en vain, de relancer la soie en Cévennes, sous une forme adaptée au commerce mondial.

Aujourd’hui deux musées de terrain, « Le musée de la soie » et le « musée des Vallées cévenoles » présentent l’histoire de la soie en Cévennes avec des reconstitutions, animations, de l’élevage de vers à soie, au tissage et travail du fil.

musée de la soie en CévennesMusée de la Soie Gard-Cévennes
Place 8 Mai
30170 St-Hippolyte-du-Fort
Tél : 04 66 77 66 47
>>> site du musée



musée des vallées cévenolesMusée des Vallées Cévenoles
95 Grand'Rue
30270 St Jean-du-Gard
Tél : 04 66 85 10 48
>>> site du musée

 



rejoignez-nous sur facebookplan du site - recherche - contact - office de tourisme - mentions légales
Office de Tourisme Intercommunal d’Anduze - 30140 ANDUZE - Tél : +33 (0)4 66 61 98 17